A qui faire appel pour l’isolation d’une toiture ?

Vous avez pris la décision d’isoler votre toiture, mais vous ne savez pas à qui faire appel ? Faut-il faire appel à un artisan spécialisé ou vous occuper vous-même des travaux ? Quelle option choisir pour bien isoler la toiture de la maison ? Nous vous expliquons tout !

A qui faire appel pour une isolation de toiture ?

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Peut-on isoler sa toiture soi-même ?

Il est possible d’isoler vous-même votre toiture, à la seule condition d’avoir toutes les compétences techniques nécessaires pour réaliser les travaux dans le respect des règles de l’art, sans oublier l’outillage, notamment la ponceuse, la tronçonneuse, le maillet, la perceuse, la scie circulaire et bien plus encore.

Pour éviter les mauvaises surprises et être sûr de bien mener les travaux d’isolation, il est fortement conseillé de confier la mission à un spécialiste connu pour son sérieux et son professionnalisme. Pourquoi ? L’isolation d’une toiture nécessite des protections bien particulières et des compétences inhérentes.

Dans la plupart des cas, les personnes qui choisissent d’isoler eux-mêmes la toiture de leur maison n’accomplissent pas les travaux dans le respect des règles de l’art. Si par exemple les ponts thermiques persistent, l’investissement fait par le propriétaire sera à perte, sachant qu’il pourrait débourser un budget supplémentaire pour résoudre le problème.

En somme, faire appel à un expert est la meilleure solution. Ainsi, l’isolation sera parfaitement posée et maîtrisée, ce qui redonne aux occupants un confort optimal, sans oublier les économies faites sur la facture énergétique.

Faire appel à un professionnel pour isoler sa toiture

Comme déjà précisé ci-haut, il est conseillé de confier les travaux d’isolation à un artisan spécialisé. En se basant sur les résultats du diagnostic effectué, le professionnel pourra vous proposer l’isolation la plus adaptée à votre logement. Il dispose de toutes les qualifications nécessaires pour faire les meilleurs choix.

De plus, passer par un expert de l’isolation vous garantit de mener les travaux dans le respect de la réglementation en vigueur. De plus, vous aurez une garantie légale et valable, reconnue par une compagnie d’assurance.

Attention ! Le choix d’un bon professionnel ne se fait pas en un clin d’œil. Pour éviter les mauvaises surprises, renseignez-vous auprès de votre entourage et faites des recherches sur la toile avant de contacter les sociétés d’isolation pour leur demander un devis.

N’oubliez pas que le choix de l’artisan dépend aussi du type d’isolation à réaliser. Pour une isolation par l’intérieur, vous aurez besoin d’un plâtrier-plaquiste. Pour une isolation par l’extérieur, il faut frapper la porte d’un couvreur professionnel. Dans certains cas, il est important de faire appel à un charpentier qui se charge du contrôle de l’ossature du logement, ou encore à un menuisier pour améliorer davantage l’isolation.

La présence d’un plombier est également recommandée. Il s’occupera de l’installation des équipements de chauffage et vous donnera les conseils les plus précieux à prendre en compte pour faire des économies sur la facture d’énergie. Pour la mise en place d’un système de Ventilation Mécanique Contrôlée (VMC), l’intervention d’un électricien est obligatoire.

Pour trouver un bon spécialiste, n’hésitez pas à consulter les annuaires en ligne qui répertorient les artisans qualifiés dans votre région. N’hésitez pas à leur demander plusieurs devis, à les comparer et choisir la proposition qui vous convient le plus !

Faire appel à un expert, une condition nécessaire pour bénéficier des aides

Les propriétaires qui prennent la décision d’isoler la toiture de leur maison peuvent bénéficier de plusieurs aides financières, telles que la Prime Energie ou le crédit d’impôt pour la transition énergétique (CITE). Pour en profiter, il est indispensable de confier les travaux de rénovation de toiture terrasse à un professionnel Reconnu Garant de l’Environnement (RGE). Ce dernier peut vous conseiller pour monter votre dossier de demande d’aides.

Notons que le CITE permet aux ménages de financer 30 % du montant total des travaux. Pour la Prime Energie, le calcul est fait en fonction de certains critères choisis par l’Etat, notamment la zone climatique où est situé le logement, la surface de la toiture et l’énergie de chauffage utilisée. Dans certaines situations, la prime peut atteindre des milliers d’euros.

Les propriétaires peuvent aussi bénéficier de l’éco-prêt à taux zéro, une aide lui permettant d’obtenir un financement des travaux par la banque et ne pas en payer les intérêts.

Pour rappel, le label RGE est attribué aux spécialistes par un organisme accrédité, et ce pour une durée de 4 ans. Pour être sûr de confier les travaux à un expert RGE, et donc de bénéficier des aides financières, il faut vérifier que le spécialiste dispose d’une qualification RGE valide !

Pour conclure, notons que le prix d’isolation d’une toiture dépend de la surface, de la technique et des matériaux utilisés. Selon les dires des professionnels, il faudra prévoir un budget aux alentours de 2 200 euros. N’oubliez pas que les aides disponibles peuvent alléger le coût de la rénovation !

A quoi faire attention quand on construit un mur ?

La construction d’un mur ne s’improvise pas ! Pour éviter les mauvaises surprises, il est indispensable de prendre en compte certains points très importants. Alors, à quoi faire attention quand on construit un mur ? Nous faisons le point !

Ne pas oublier la réglementation

Avant de vous lancer dans la construction d’un mur, il est important de bien vous informer concernant la réglementation en vigueur.

Construire un mur à quoi faut-il faire attention ?

Pour un mur de clôture par exemple, le Code Civil indique qu’il ne doit pas dépasser 3,20 m de hauteur pour une maison située dans une ville de plus de 50 000 habitants, et 2,60 m dans une commune de moins de 50 000 habitants.

Par ailleurs, il faut savoir que le montage d’un mur de plus de 2 m est un chantier qui doit faire l’objet d’une déclaration préalable de travaux. N’oubliez pas que les règlements varient d’une ville à l’autre.

Notons que le mur construit ne doit pas gêner les voisins. Si jamais il leur prive d’ensoleillement ou crée un sentiment d’enfermement, sachez qu’ils ont le droit de se plaindre.

Bien étudier le sol

Avant de commencer le chantier, il est également indispensable de bien étudier le sol. Le mur doit reposer sur de bonnes fondations.

Si par exemple l’étude menée vous fait savoir que votre terrain est constitué d’argile, de vase ou de tourbe, la construction du mur ne sera pas une mission facile à mener et coûtera sans doute cher.

Pour éviter toutes les mauvaises surprises, il est préférable de faire appel à un bureau d’études qui se charge de la vérification de la nature du sol et du contrôle de la faisabilité du projet.

Bien choisir les matériaux de construction

Le choix des matériaux de construction doit être fait avec soin ! En général, il faut prendre en compte vos besoins et votre budget. Selon les dires des professionnels, les matériaux les plus recommandés sont le parpaing, la brique et la pierre.

  • La pierre: c’est un matériau solide et durable. Souvent, il est utilisé dans la construction des murs dont on souhaite préserver le cachet.
  • Le parpaing: c’est le matériau le plus utilisé. Il est résistant et relativement abordable en termes de prix. Pour un rendu esthétique, il est conseillé de recouvrir le parpaing d’un enduit.
  • La brique: quand on hésite entre la pierre et le parpaing, la brique est le choix qui s’impose. Certes, le prix est relativement cher, mais le rendu ne déçoit jamais.

Les fondations du mur

Pour avoir un mur stable, les fondations doivent être faites dans le respect de certaines règles. Pour cela, vous devez réaliser une excavation à une profondeur au moins égale à la profondeur hors gel.

Souvent, la fondation d’un mur est faite par coulage de béton. Si votre choix se tourne vers ce matériau, optez pour le béton fluide. Son prix oscille entre 100 et 200 euros le mètre cube.

Si vous ne voulez pas poser des fers, vous pouvez tout simplement utiliser un béton de fibre structurelle. Ne vous en faites pas ! Il garantit la même résistance qu’un béton comportant une armature en acier.

Une fois les fondations réalisées, il est important de laisser sécher le béton au moins 2 semaines avant de poser les briques, les pierres ou les parpaings.

Pour les finitions, vous devez bien préparer le mur pour qu’il puisse accueillir le revêtement choisi. Pour commencer, passez un enduit de lissage pour parfaire la surface de la cloison, poncez avec du papier de verre grain et appliquez la sous-couche. Pour bien préparer le support, il est conseillé d’appliquer une seconde couche.

Confier la mission à un professionnel

La construction d’un mur est une mission aussi technique et délicate. N’essayez pas de vous improviser maçon ou terrassier !

Pour être sûr de construire un mur qui répond à vos exigences en termes de solidité et d’esthétique, il est indispensable de faire appel à un spécialiste connu pour son sérieux et professionnalisme. Ainsi, vous serez certain d’éviter les erreurs de calcul et les défauts de pose.

Rappelons que le budget à prévoir pour commencer le chantier de construction varie en fonction de plusieurs facteurs, notamment le type de mur (de clôture, de soutènement ou de construction), le matériau utilisé, les dimensions, etc. Pour un mur en brique par exemple, le prix varie entre 40 et 90 euros le mètre carré (main-d’œuvre et pose comprise), et ce selon le type de briques utilisé (brique rouge, creuse classique, alvéole, réfractaire, etc.). Pour la pierre, le prix au m2 est compris entre 300 et 1000 euros.

Pour être sûr de payer le juste prix, n’hésitez pas également à faire jouer la concurrence. En comparant les différents devis fournis par les artisans, vous pourrez choisir l’offre la plus avantageuse.

A quoi sert la brique monomur ?

Encore appelée « brique à isolation répartie » ou « brique à joints minces », la brique monomur est une brique qui à elle seule permet de composer un mur d’habitation.

Deux fois plus épaisse que la brique classique, elle est fabriquée à partir de la terre cuite. Ce matériau très utilisé depuis une vingtaine d’années, présente des caractéristiques appréciées par bon nombre de spécialistes. Nous verrons ici, à quoi peut vous servir la brique monomur en construction ?

A quoi sert la brique monomur ?

Elle est utile dans l’architecture de votre maison

Pour la structure porteuse

Le mur porteur, ou plus globalement la structure porteuse, est destinée à supporter la charpente du bâtiment. Elle doit donc être faite avec un élément de maçonnerie solide. Très souvent on se sert du béton cellulaire, des parpaings, de l’ossature bois.

Dans ce cas, la brique monomur est la mieux indiquée. Elle présente les qualités nécessaires notamment au niveau de son épaisseur. Elle est fabriquée :

  • soit en 30 cm,
  • soit en 37,5 cm
  • soit en 50 cm.

Elle est posée de façon à ce que l’axe des alvéoles corresponde toujours à l’axe du mur.

Sa solidité n’est plus à démonter. La brique monomur peut supporter une charge importante. Il est donc tout à fait possible d’ériger un mur porteur de 6 voire 7 étages sur rez-de-chaussée avec la brique monomur.

Pour les cloisons intérieures

Le choix du matériau dépend de l’espace que la cloison va séparer (salon-chambre, cuisine-salle à manger, garage-buanderie). À partir de là, identifiez le rôle de la cloison et le matériau adapté.

La brique monomur ici servira pour sa robustesse entre deux pièces ; elle régule l’humidité ambiante des pièces comme le séjour, salle à manger chambre à coucher.

Elle offre aussi un confort thermique en été du fait de sa capacité à laisser passer l’air entre les pièces. On parle très souvent d’un mur en matériau respirant.

Pour les planchers

Le plancher se compose d’une structure porteuse, un plafond en sous-face de cette structure, revêtu de plâtre de bois. La brique monomur peut effectivement servir à ce niveau.

Pour la conformité et le confort de la maison

L’isolation thermique de la maison

La brique monomur est formée d’un réseau d’alvéoles serrées, très souvent organisé en losange. Ce tracé limite donc les déperditions d’énergie. L’air ainsi contenu dans les alvéoles d’un mur en brique monomur va avoir un effet isolant naturel.

En été, la brique monomur évite des fortes remontées de températures du fait que la chaleur du soleil est captée puis relâchée avec moins d’intensité des heures plus tard. Cette baisse d’intensité de la chaleur s’explique par la présence de nombreuses alvéoles et de l’air enfermé qu’elles séparent.

Le mur en brique monomur est sollicité pour une ventilation naturelle et une fraîcheur raisonnable. Elle participe donc à des économies d’énergie, surtout si vous couplez le choix de ce matériau avec des travaux de rénovation thermique, que vous pouvez financer en partie avec la prime eco énergie.

L’isolation phonique de la maison

 Lorsque les murs sont bâtis avec ce type de matériel déjà très épais, ils sont enduits sur les deux faces, ce qui offre aux murs une bonne isolation sonore.

La respiration des murs

Les bâtiments formés à l’aide de ce type de briques sont réputés pour la qualité de leur air. En effet, la terre cuite avec laquelle la brique monomur est fabriquée fait qu’elle ne dégage ni COV, ni substance allergisante encore moins nocive.

Ne retenant donc ni zones froides, ni humidité, cette brique permet de faire respirer pleinement les murs, ce qui évite notamment les problèmes de moisissures et leurs cortèges de méfaits tant au niveau de la santé des occupants qu’au niveau des dégradations qu’elles engendrent.

La durabilité et la sécurisation des murs

Les études accordent à la brique monomur une durée de vie prévisionnelle d’au moins 100 ans. Elle ne craint pas les rongeurs et même son système de mise en œuvre est reconnu para sismique.

La brique monomur est classée comme coupe-feu et même pare flamme pendant minimum 5 heures en cas de survenance d’un incendie. Et en cas d’inondation, elle conserve après séchage toutes ses propriétés mécaniques et physiques sans engendrer des travaux importants de rénovation du mur.

L’hygiène de la maison

La brique monomur est un matériau permettant une construction saine. Elle ne contient aucun composé organique volatile pouvant nuire à la santé humaine. Et en vous passant d’isolants, vous limitez les risques de moisissures et la présence d’éléments nocifs dans votre habitation.

La pose, l’élévation des murs et la réalisation des économies

 La technique de pose des briques monomur est assez simple et plus rapide que pour une construction classique. Les briques monomur peuvent être maçonnées facilement car ne nécessitent que des joints discontinus et minces (pas besoin de bétonnière). On estime alors souvent un gain de temps de 30% ! Cela permet de procéder à des élévations de murs rapides.

La possibilité d’assemblage de ces briques avec n’importe quel type d’enduit (en couches minces et discontinues) en plus de réduire son temps de construction, réduit aussi les besoins en main d’œuvre sur le chantier.

Que signifie BEPOS ?

Après le BBC (Bâtiment Base Consommation), le BEPAS (Bâtiment à Énergie Passive) voici le BEPOS ! BEPOS est l’abréviation de Bâtiment à Energie Positive.

C’est un bâtiment ayant des besoins réduits en énergie et capable de générer ce besoin en énergie par lui-même. Il est dit à énergie positive dans la mesure où son bilan énergétique annuel est positif, c’est-à-dire qu’il produit une quantité d’énergie (électrique ou thermique) supérieure à celle qu’il consomme. On en parle de plus en plus en France. Le béton est un matériaux essentiel pour un BEPOS, car il participe à créer une forte inertie thermique et des fondations solides et durables. Oui, le béton peut être utilisé dans des constructions durables et « vertes » !

Envie de savoir un peu plus sur le BEPOS ? Voici quelques éclairages.

D’une part la réglementation du BEPOS

Jusqu’à présent, la loi ne définit pas précisément le BEPOS. Cette innovation a succédé au BBC (bâtiment basse consommation) pour arriver à des constructions toujours plus performantes. Plus amélioré que le BBC, le BEPOS est le modèle préconisé par la réglementation thermique (RT 2020) qui entre en vigueur dès cette fin d’année 2020.

Avant même la réglementation thermique 2020, la loi Grenelle 1 prévoyait déjà en 2009 que, les constructions neuves futures devraient présenter une consommation d’énergie primaire (gaz, électricité, fioul) inférieure à la quantité d’énergie renouvelable qui y est produite.

Bien qu’aucune règle ne donne des méthodes de constructions détaillées, il est clair au regard des lois, des conditions doivent être respectées pour qu’un bâtiment soit qualifié de BEPOS. Ce dernier doit consommer peu d’énergie et en produire plus annuellement (surtout une énergie renouvelable) ou alors en récupérer et réinjecter dans le réseau. Il s’agit de bâtiments parvenant à réduire de 20 % au moins les besoins énergétiques par rapport aux bâtiments labellisés RT 2012.

Que signifie BEPOS ?

D’autre part les principes qui caractérisent le BEPOS

Tout bâtiment (habitat individuel ou collectif, école, bâtiment public, hôpital) peut être un BEPOS, neuf ou rénové. Le tout étant qu’il respecte ses principes de fonctionnement. Ces principes se traduisent par les éléments qui distinguent le BEPOS des autres bâtiments. Il s’agit de :

La qualité de l’architecture

Un BEPOS est très souvent un bâtiment dont la construction repose sur une conception bioclimatique. Cela lui permet d’optimiser les flux énergétiques gratuits comme le soleil et de réduire les déperditions d’énergie. Grâce par exemple à sa meilleure implantation géographique, son inertie, sa bonne orientation, le bâtiment permet d’atteindre ce résultat optimal.

Les éléments du bâtiment comme les murs, les fenêtres, les toitures de garage, les balcons, les verrières de véranda peuvent être mises à contribution pour accumuler et restituer la chaleur et même produire de l’électricité.

Son isolation thermique est renforcée

Les vitrages du bâtiment, hautement isolants, peuvent être posés sur les différents pans de murs. Question d’apporter de la luminosité et de la chaleur.

L’énergie solaire et la chaleur qui pénètrent via les fenêtres sont stockées dans le bâtiment et restituées par le mouvement de convexion (changement de température) dans le temps.

L’ensoleillement direct des vitres est atténué par les protections solaires des auvents pour éviter l’inconfort des surchauffes en été.

Ces dispositifs constructifs peuvent être complétés par une protection végétale et des stores.

PS : Ces architectures concernent aussi les logements anciens à rénover. Dans ce sens, le gouvernement propose des aides (crédit d’impôt pour transition écologique, primes d’économie d’énergie…) pour encourager ceux qui souhaitent engager une rénovation énergétique de leur habitation.

Une participation des occupants du bâtiment

Le concept BEPOS n’est pas qu’une affaire d’infrastructures. Elle nécessite aussi et surtout de la ressource humaine. La participation de ceux qui occupent le bâtiment est un élément déterminant pour sa performance énergétique.

Ainsi, les comportements tels : l’utilisation rationnelle d’électricité, la gestion efficiente de la mobilité, la récupération de l’eau de pluie, l’épuration des eaux par des micro-organismes sont écoresponsables et participent à la baisse de la consommation énergétique du bâtiment.

La qualité des équipements thermiques et électriques

Les constructions BEPOS sont efficacement équipées. Au plan électrique, les appareils électroménagers (poêle à bois, chaudière électrogène), l’éclairage LED par exemple y sont installés pour permettre la baisse de consommation d’énergie.

Le chauffage privilégié est notamment assuré par un système solaire. Il emmagasine la chaleur, la fait passe par un circuit d’air chaud, la diffuse ensuite dans toute la maison.

Au plan des équipements thermiques, des isolations performantes, la suppression des ponts thermiques au niveau des jointures des fenêtres et des murs, les solutions de chauffage d’appoint (comme le bois ou les cheminées à granulés) permettent d’atteindre les mêmes résultats.

La production locale d’énergie

Le but de ce bâtiment étant entre autres de produire lui-même l’énergie qu’il consomme, il est pourvu d’une source locale d’énergie. Il peut s’agir d’équipements :

  • soit électriques à l’instar du solaire photovoltaïque, du micro-éolien, des pompes à chaleur,
  • soit thermiques comme les panneaux solaires thermiques, les sondes géothermiques verticales.

Le BEPOS produit donc un excédent d’énergie qui peut être optimisé et directement partagé avec le voisinage ou reversé dans le réseau général.

Rénover son isolation avec du chanvre : bonne ou mauvaise idée ?

Le chanvre est une ressource très prisée par l’homme. Il est utilisé depuis plusieurs millénaires dans la fabrication du papier, la conception des vêtements, des huiles et désormais dans l’isolation des maisons.

En tant que matériau biodégradable, il ne pollue pas et ne pose aucun problème à l’environnement. Faisons un petit tour sur cet isolant naturel.

Rénover son isolation avec du chanvre

L’isolation avec du chanvre

Les isolants naturels ont le vent en poupe ces dernières années, ils sont utilisés par les particuliers qui souhaitent éviter les isolants synthétiques. Le chanvre fait partie des meilleurs isolants et est adapté aussi bien pour une isolation externe qu’une isolation interne.

L’isolation interne se fait généralement sur les maisons anciennes avec des murs en pierre. Celles-ci sont sujettes aux ponts thermiques au niveau des ouvertures existantes entre les pierres. Deux méthodes sont alors utilisées à savoir la projection et l’application à la truelle. Dans ce cas de figure, nous vous conseillons d’utiliser des panneaux ou des rouleaux de laine de chanvre.

L’isolation externe avec le chanvre concerne surtout les bâtiments classés comme patrimoine historique. Le chanvre permet alors de conserver l’originalité du bâtiment tout en l’embellissant. Les finitions esthétiques telles que l’ajout d’une coloration est possible afin d’apporter un peu d’esthétisme au bâtiment.

Le grand avantage du chanvre est qu’il s’applique aussi bien sur les murs en pierre que sur les murs en brique ou en béton. L’action du chanvre sera encore plus efficace s’il est mélangé avec la chaux. Il serait plus judicieux d’utiliser dans cette situation les briques ou l’enduit de chanvre. Vous pouvez d’ailleurs bénéficier aides pour la rénovation énergétique mises en place par l’État, et ainsi diminuer le coût de vos travaux.

Les particularités du chanvre

Cultivé depuis plusieurs décennies, le chanvre possède des particularités qui font de lui l’un des meilleurs isolants actuellement disponibles sur le marché. Choisir le chanvre comme isolant c’est profiter de ses performances acoustiques et thermiques. Il possède également d’autres atouts tels que :

  • Il est 100 % naturel: le chanvre est fait de fibres végétales solides
  • Ses propriétés répulsives: il fait fuir les parasites et les rongeurs
  • Il est recyclable et sans danger: le chanvre est dénué d’allergènes et n’émet pas de composés organiques volatiles (COV)
  • Sa longue durée de vie: le chanvre ne s’affaisse pas au fil du temps
  • Sa résistance à l’humidité
  • Sa perméabilité à la vapeur d’eau
  • Il régule l’hygrométrie en absorbant l’excès d’humidité et en la restituant lorsque l’atmosphère est trop sèche.

La recommandation faite par les professionnels est d’acheter le chanvre issu de la culture biologique n’ayant subi aucun traitement phytosanitaire.

Les différents types de chanvre pour l’isolation

Le chanvre peut être employé de différentes façons lors de l’isolation d’une maison, passons-les en revue :

  • Le béton de chanvre : il est actuellement en tête de liste des isolants naturels. Il est fabriqué à partir des particules de chènevottes associées à l’eau et à un liant (la chaux). Le béton de chanvre permet de fabriquer des isolants naturels sans avoir besoin de rajouter des couches supplémentaires. Ces isolants peuvent être utilisés dans l’isolation thermique des murs extérieurs et intérieurs, du sol, du plafond et aussi du toit de la maison.
  • Les panneaux en laine de chanvre: aussi connu sous l’appellation de rouleau en laine de chanvre, ils sont fabriqués à partir des fibres semi-rigides du cannabis. Contrairement aux blocs de chanvre, les rouleaux en laine de chanvre sont uniquement utilisés pour l’isolation thermique de la toiture, du plafond et du mur. En plus de jouer le rôle de conducteur thermique, les panneaux en laine de chanvre n’agressent ni la peau ni les muqueuses.
  • Les blocs de chanvre préfabriqués: ils se présentent sous forme de parpaings et sont très faciles à utiliser. Leur efficacité a été prouvée notamment dans l’isolation thermique des murs et des anciennes maisons de pierres. Toutefois, Ils peuvent aussi servir dans l’isolation des sols et pour installer des cloisons.

Le chanvre comme isolant écologique

Bien que nous l’ayons déjà dit, le chanvre est un matériau écologique très efficace en construction :

  • Tout d’abord, la culture du chanvre est locale et en plein essor. En le choisissant comme isolant, vous encouragez les agriculteurs locaux, tout en limitant les émissions de CO².
  • Avec le chanvre, on peut faire des économies d’énergie.
  • À l’heure où les ressources naturelles sont de plus en plus rares, le chanvre est une denrée à ne pas négliger. En effet, il n’a pas besoin d’eau pour sa croissance, alors pas de gâchis d’eau.
  • Les panneaux en laine de chanvre sont recyclables et réutilisables en fin de vie.

Le chanvre est un matériau biosourcé aux multiples avantages. Il offre un confort thermique et acoustique inégalé et allège la facture d’électricité. C’est un matériau écologique et recyclable qui a un impact réduit sur l’environnement. Si vous avez été convaincu par les propriétés du chanvre, rendez-vous dans votre magasin de bricolage préféré et testez l’isolation par le chanvre dans votre maison !

Comment construire une extension en parpaings ?

Pour agrandir la maison, un grand nombre de personnes prennent la décision de construire une extension en parpaings. Elle se décline en plusieurs styles, des plus modernes aux plus traditionnels. Quel que soit le choix fait, cette construction est solide et pérenne. Alors, quelles sont les étapes à suivre pour construire une extension en parpaings ? Quelles sont les démarches administratives à mener ? Et quel est le budget à prévoir ? Nous vous expliquons tout !

Pourquoi une extension en parpaings ?

Le parpaing est un matériau solide et esthétique. Il est de plus en plus utilisé pour la construction d’une extension.

Extension de maison en parpaings

Ce matériau est également connu pour son extrême maniabilité. De plus, le parpaing est très facile à travailler, ce qui rend sa pose un petit jeu d’enfant, sans oublier qu’il accélère les travaux. C’est pourquoi un grand nombre de personnes le choisit pour construire une construction.

Ce matériau est très solide. Il est composé de sable, de ciment et de gravier. Ainsi, une extension construite en parpaing peut résister au feu et à la plupart des catastrophes naturelles.

En général, la construction d’une extension en parpaings implique la pose d’une matière isolante. Ce matériau est un mauvais isolant aussi bien thermique que sonore.

Pour rappel, l’extension en parpaings concerne essentiellement la construction d’un garage, d’un atelier ou d’un abri de jardin, l’agrandissement d’un salon ou d’une salle à manger, la construction d’un local technique pour la piscine, la création d’une chambre en plus, etc. Pour les extensions en surélévation, elles concernent en général les suites parentales ou la création d’une salle de jeux ou d’un bureau.

Les démarches administratives pour une extension en parpaings

Si vous souhaitez construire une extension en parpaings de moins de 5 m2, sachez qu’il n’y a aucune démarche administrative à faire. Si la surface de la construction varie entre 5 m2 et 20 m2 (40 m2 dans les communes couvertes par un plan local d’urbanisme ou équivalent), il faut avoir une déclaration de travaux.

Pour toute construction au-delà de 20 m2, le propriétaire doit absolument faire une demande de permis de construire. Et si jamais l’extension porte la superficie totale de l’habitation à plus de 150 m2, il est indispensable de faire appel à un architecte, sans oublier le permis de construire.

Une fois les démarches administratives accomplies, il est temps de mettre la main à la patte.

Les étapes à suivre pour construire une extension en parpaings

Comme toute construction, une extension maison en parpaings doit se reposer sur des fondations bien solides. Ces dernières doivent être réalisées dans le respect des règles de l’art, et ce après avoir fait le terrassement.

Pour commencer, vous devez mettre en place une chape de béton ferraillé qui accueillera une première rangée de parpaings. Pour permettre à l’édifice de gagner en rigidité et solidité, la seconde rangée doit être installée en quinconce. Après, les autres rangées sont élevées à suivre jusqu’à la hauteur voulue.

Une fois les rangées de parpaings mises en œuvre, il est temps de mettre une ceinture de béton pour coiffer les murs, et ce avant de poser les éléments de la charpente. Pour chaque ouverture de l’extension, il ne faut pas oublier les cadrages qui servent à encadrer les futures huisseries.

Extension de parpaings

Notons qu’il est indispensable de respecter un temps de séchage du béton, et ce tout au long des étapes de la construction de votre extension. Pourquoi ? Pour tout simplement avoir une solidité maximale.

Comme déjà précisé ci-haut, ce matériau est un mauvais isolant. N’oubliez pas donc de doubler le mur de parpaings par un isolant renforcé.

Le coût de la construction d’une extension en parpaings

Le budget à prévoir pour construire une extension en parpaings dépend de plusieurs points, notamment la surface créée, le degré de finitions escompté et la technique utilisée. Selon les dires des professionnels, le prix oscille entre 1 800 et 3 800 euros le mètre carré. Si l’extension doit être intégrée à un bâti existant, le prix sera sans doute plus élevé.

Le tarif varie aussi en fonction des types d’ouverture prévus. Les personnes qui souhaitent avoir de grandes vitrées à galandage doivent être prêtes à sortir leur carte bleue. Elles coûtent plus cher que les baies vitrées simples. Les matériaux utilisés pour les ouvertures peuvent également faire évoluer le prix. Pour faire des économies, optez tout simplement pour le PVC.

Si jamais la construction est située dans une zone sismique, des renforts spécifiques doivent être mis en œuvre, ce qui constitue des frais de plus. De même pour les terrains instables qui nécessitent la mise en place de fondations renforcées.

Pour être sûr de payer le juste prix, n’hésitez pas à faire jouer la concurrence pour comparer les différents devis et choisir l’offre la plus avantageuse en termes de rapport qualité-prix.

Qu’est ce que le béton cellulaire ?

Qu’il s’agisse de maison individuelle, de bâtiments ou de grands ouvrages, le béton reste l’un des matériaux essentiels dans les travaux de leur construction. De sa formule originelle à ce jour le béton a évolué.

Depuis une trentaine d’années, c’est le béton cellulaire qui a gagné du terrain. Recommandé par les spécialistes, apprécié de tous, le béton cellulaire a connu une expansion rapide en Europe et particulièrement en France.

Cependant, de quoi s’agit-il exactement ?

Historique et définition du béton cellulaire

  • En 1880, l’allemand W.Michaelis invente le mélange chaux-eau-sable qu’il fait cuire.
  • 1889, son concitoyen Hoffmann procède à l’expansion de ce mélange.
  • En 1924, l’ingénieur suédois J.A Eriksson se sert des deux formules, ajoute de la poudre d’aluminium au mélange de béton de Michaelis, améliore sa cuisson et donne naissance au béton cellulaire.

Le béton cellulaire est donc un béton issu du mélange des éléments suivants ; sable, eau, ciment, poudre ou pâte d’aluminium et air.

Contrairement au béton ordinaire, ce mélange, dans un dosage particulier, forme des microcellules de béton fermé. Ces cellules sont séparées par de minces parois qui le protègent de l’humidité. Il est disponible en bloc ou en carton et la marque la plus connue en France est Siporex.

Béton cellulaire

Composition et procédé de fabrication

En termes de matières de base et leurs proportions, le béton cellulaire se compose :

  • du sable siliceux (environ 64 %),
  • de l’eau,
  • de la chaux vive ou non (environ 16 %),
  • du ciment (environ 20 %),
  • de la pâte/poudre d’aluminium (environ 0,05 %)
  • et du gypse (environ 1 %).

La fabrication du béton cellulaire passe par les procédés suivant :

  • la préparation, le dosage et le mélange des matières évoquées ci-haut,
  • la préparation des moules, la coulée, la levée et durcissement de la pâte formée,
  • le découpage au fil d’acier selon les conditionnements
  • et la cuisson (passage en autoclave) sous une chaleur de 180 degrés Celsius pendant 10 à 12 heures de temps.

Propriétés du béton cellulaire

Appelé béton durci en autoclave, béton gaz, Siporex ou béton autoclavé, le béton cellulaire est matériau de construction préfabriqué qui est reconnu pour ses nombreuses propriétés. Il s’agit entre autres de :

Sa résistance au feu

Contrairement au béton lourd ordinaire, lorsque le béton cellulaire est exposé à une chaleur intense, il n’éclate pas, il ne se fend pas. Il est ininflammable, incombustible et peut par conséquent être utilisé pour des constructions pare-feu.

Sa légèreté et sa vitesse de pose

Le bloc de béton cellulaire est facile à manipuler du fait de sa légèreté (350 à 800 kg/m3 contre 2 400 kg/m3 pour le béton ordinaire), mais aussi grâce à son ergonomie, équipé de poignet intégré. Sa pose est rapide, puisqu’il est scellé par des joints minces (2 mm). Cela génère des réductions de temps de construction, des coûts du personnel et des délais de réalisation dans la vente.

Son faible poids et son caractère écolo

Du fait de ses caractéristiques, le béton cellulaire est léger. Il réduit le poids des matières premières utilisées pour la structure porteuse de l’édifice, ce qui permet d’augmenter la hauteur de l’immeuble et le nombre d’étages possibles.

Aussi, le processus de production du béton cellulaire est non polluant, implique de petites quantités de ressources naturelles, d’énergie et de combustible fossile. C’est donc un matériau de construction très respectueux de l’environnement.

Ses qualités d’isolant thermique et sonore

Qualifié de matériau à « isolation répartie », ce béton est un très bon isolant thermique. Son importante inertie thermique lui permet de réguler naturellement la variation de la température à l’intérieur du bâtiment. Il n’est donc pas nécessaire d’ajouter un isolant à l’intérieur ou à l’extérieur de la maison.

Il est également un bon rempart contre les bruits. C’est un béton caractérisé par une forte absorption sonore. Les blocs pour cloison de remplissage sont produits avec une densité très élevée.

Son caractère antisismique

Il est très souvent difficile de construire avec des matériaux appropriés dans des zones à risque sismique. Le béton cellulaire est adapté, car il allège le poids de la structure porteuse de la construction et contribue à sa solidité sismique lorsqu’il est produit par exemple en forme de blocs sismiques 3C.

Les avantages du béton cellulaire

D’abord le béton cellulaire est léger et donc, facile à manier pendant les travaux. Il se révèle également un excellent isolant thermique à la différence de certains matériaux comme le carreau de plâtre, ce qui contribue à d’énormes économies de chauffage et de climatisation dans le bâtiment.

Ensuite, sa légèreté ne signifie pas fragilité. Au contraire, la pâte qui le compose lui offre une très bonne solidité et résistance.

Le coût du béton cellulaire est abordable. Comptez environ 40 euros le prix d’un bloc de béton cellulaire pour 1 m² de mur. Il est disponible sous différentes versions et tailles, le matériau s’installe facilement et rapidement.

Sa facilité de pose le rend accessible au plus grand nombre. Il se vend dans les magasins de bricolage et grandes surfaces spécialisées dans les matériaux de construction.

Comment couler des fondations de maison en béton ?

Pour construire une maison, la réalisation des fondations doit être faite avec soin. Elles sont très importantes pour bien soutenir la construction et ainsi éviter toutes les mauvaises surprises. Alors, comment couler les fondations en béton ? Nous vous expliquons tout !

Faire une étude de faisabilité

Les fondations doivent reposer sur un sol dur. Avant de commencer le chantier de coulage, il est indispensable de mener une étude de faisabilité (aussi appelée étude géotechnique ou étude de sol). Il s’agit d’une mission qui consiste à déterminer la profondeur des fondations et la taille de la semelle.

Rappelons qu’il existe trois types de fondations : superficielles, semi-profondes et profondes. La taille des fondations varie en fonction du sol de votre terrain.

Pour réaliser une étude de faisabilité, il est indispensable de faire appel à un spécialiste. Le budget à prévoir oscille entre 1 500 et 1 800 euros, voire plus.

Comment couler des fondations en béton ?

Délimiter les fondations de la maison

Une fois l’étude géotechnique faite, il est temps de passer à l’implantation de la maison. Selon le Plan d’Occupation des Sols (POS), l’habitation doit s’implanter à 4 ou 5 mètres de la limite entre terrains préalablement bornés par un géomètre. À noter que cette distance varie d’une commune à l’autre.

Après avoir délimité les fondations, il est temps de les creuser. Pour la semelle filante, qui est la plus utilisée, vous devez déterminer la largeur et la hauteur des fondations à creuser. Après, il suffit de confier cette mission à un expert ou d’utiliser une pelleteuse ou une tractopelle pour creuser les fouilles et les fondations.

Par la suite, nous passons à la pose des armatures en fer pour réaliser un ferraillage des fondations en béton armé.

Bien préparer le béton avant le coulage des fondations

Tout d’abord, il faut savoir qu’il existe plusieurs types de béton sur le marché. Que faut-il choisir ? Pour éviter les éventuels problèmes, le choix doit se faire en prenant en compte une multitude de critères, tels que le climat, l’environnement… sans oublier votre budget.

Comme vous le savez sans doute, le béton est réalisé à partir d’un mélange d’eau, de ciment, de sable et de gravier. Pour préparer un béton de fondations, il va falloir plus de ciment et d’eau. À noter que le mélange des matériaux se fait dans une bétonnière.

Le coulage des fondations en béton

Pour rappel, les étapes qui précèdent le coulage des fondations sont au nombre de trois :

  • Les marquages et fouilles ;
  • Le coffrage et/ou ferraillage des fondations ;
  • La mise en place des canalisations ;

Pour couler les fondations en béton, vous pouvez utiliser un camion-toupie ou un autre type de bétonnière avec godet. Mais avant de couler, il faut creuser la tranchée de réservation des canalisations. Posez les tuyaux et couvrez-les avec une fine couche de béton avant de couler la semelle.

Après avoir versé le béton sur le ferraillage ou dans le coffrage, il faut utiliser une pelle ou un râteau pour l’étaler. N’oubliez pas que le béton sèche très vite ! Pour qu’il soit uniforme, il doit être lisse au fur et à mesure qu’il remplit le coffrage.

Attention ! Le coulage doit se faire rapidement après l’excavation des fouilles. Une fois ces dernières remplies de béton, il faudra attendre entre 15 et 20 jours pour que le béton sèche.

Si vous n’avez pas commandé un béton prêt à l’emploi, voici les étapes à suivre :

  • Mélanger le béton avec de l’eau dans la bétonnière ;
  • Utiliser une pelle pour couler le béton sur le treillis soudé ;
  • Verser la totalité du béton et égaliser le niveau de sol et la hauteur de la dalle à l’aide d’un râteau ;
  • Laisser sécher le béton pendant plusieurs heures ;
  • Retirer les piquets situés à l’intérieur du coffrage ;
  • Remplacer les marques de piquets par du béton ;
  • Laisser sécher entre 15 et 20 jours ;

Après le séchage du béton, il ne reste qu’à élever les murs de soubassement de la maison.

Peut-on faire un coulage de béton sous la pluie ?

Parfois, la pluie peut nous prendre soudainement sur le fait. Alors, que faire ? Peut-on réaliser un coulage de béton malgré les caprices de la météo ? Heureusement qu’il est possible de poursuivre les travaux. Le béton se compose de ciment, de granulats et d’eau. Le premier matériau peut toujours tenir même sous l’eau, et la pluie ne pose donc aucun souci.

En cas de fortes averses, il est conseillé d’arrêter le coulage du béton. L’excès d’eau pourrait entraver la qualité du béton. Mais si la pluie est plus fine, vous pouvez continuer les travaux pour ne pas retarder le projet.

Quels matériaux écologiques choisir pour une nouvelle construction ?

Nous sommes certes spécialistes du béton, mais nous avons plusieurs casquettes dans le domaine de la construction. Aujourd’hui, intéressons-nous aux matériaux écologiques. Les matériaux écologiques sont des matériaux de construction qui répondent à des normes environnementales strictes et avec une faible empreinte carbone tout au long de leur vie. Ceci, en plus des exigences techniques habituelles : durabilité, sécurité, résistance au feu, performances techniques.

Ils existent depuis des millénaires et présentent de nombreux avantages malgré leur coût élevé. Alors, vous souhaitez vous construire une maison écolo ? Voici quelques matériaux qui vous aideront dans vos travaux.

Matériaux écologiques constructionLe chanvre : un exemple de matériaux de construction particulièrement écologique, utilisé depuis des millénaires, notamment par les civilisations chinoises.

Pour les travaux d’extérieur de maison

Au niveau des murs

Vous avez le choix entre la terre et l’argile crue, toutes deux extraites sur ou à proximité du chantier.

Ce sont des matières qui vous serviront à fabriquer des briques ou des enduits. Dans la construction, elles sont employées pour réaliser des murs et assurer la mise en place des menuiseries et des charpentes. Avec des murs en terre, la température de la maison, de jour comme de nuit reste quasiment la même. Et l’isolation du bruit est assurée.

Au niveau de la toiture

Choisissez le bambou, notamment sa tige. Il est léger et résistant. Sous forme de fibre ou de lamelle, il vous servira pour engager la charpente ou la toiture.

Pensez au lin, plante ancestrale utilisée pour fabriquer des matériaux composites. Mélangé à la chaux naturelle, vous aurez du béton de lin qui peut servir à isoler la toiture. Pensez également au chaume et surtout à la paille que vous pourrez employer comme panneau de couverture. Dans ce cas, la paille sera enduite de chaux par exemple.

Pour une construction globale en bois

Le bois est un matériau recyclable, doté d’une durabilité exceptionnelle. Il apparait aujourd’hui comme un des matériaux phares pour la ville durable de demain. À condition de choisir des essences légales, naturellement résistantes aux insectes ou champignons, et non imbibées de pesticides.

C’est le plus utilisé dans la mise en œuvre d’une maison. Il peut vous servir pour mettre en œuvre la charpente, l’ossature, le cloisonnement…

Naturellement isolant, le bois est un produit économique et écologique, grand allié de la lutte contre le changement climatique. En choisissant les essences comme le châtaignier, le mélèze ou le pin Douglas pour la construction, vous aurez une maison qui nécessitera moins de chauffage

Pour les travaux d’intérieur et de gestion d’étanchéité

Le chanvre

C’est un matériau récemment apparu en France. Mélangée à de l’eau et la chaux, la paille de chanvre permet la fabrication d’un béton allégé qui peut vous servir dans le remplissage des ossatures bois ou alors remplacer le torchis traditionnel.

Le liège

C’est l’écorce tirée du chêne liège qu’on retrouve majoritairement en Méditerranée. Il est imperméable, léger, élastique et peut être recyclé à l’infini. Ses propriétés isolantes vous serviront notamment dans la construction du sol de votre maison.

Le plâtre

Issu du gypse calciné, le plâtre est employé pour fabriquer des enduits. Il vous servira donc pour la finition de vos murs, la confection des plafonds et des carreaux.

Les laines animales

Parmi les laines animales, vous avez les plumes de canard, la laine de mouton. Ils peuvent être utilisés pour les combles perdus, les sous planchers, les rampants. Ces laines présentent une conductivité thermique intéressante.

Les autres matériaux à usage diversifié

Le lin

Plante ancestrale, le lin, associé à d’autres éléments comme la chaux naturelle, permet de fabriquer un béton qui sert à l’isolation des toitures, des murs ou encore des planchers intermédiaires. C’est un excellent créateur d’inertie des murs, un bon régulateur de vapeur d’eau dans la maison

La chaux

La chaux est issue de la détérioration du calcaire. Elle est souvent associée au chanvre ou de la paille, au sable et à l’argile pour la finition des murs. Le produit ainsi utilisé offre une bonne perméabilité à la vapeur d’eau. La chaux vous servira également dans plusieurs mélanges nécessaires pour les travaux (revêtements sols, murs…)

Le béton cellulaire

Le béton cellulaire est un matériau industriel de maçonnerie à destination d’habitat écologique très peu consommateur. Il est composé de chaux, ciment, gypse, eau, sable poudre/pâte d’aluminium ; le tout étant cuit à haute température. Il est plus léger que le béton ordinaire et la brique en terre cuite. Si vous lui ajoutez un peu de liège, vous pourrez avec lui faire des murs assez épais. Nous ferons un article dédié à ce sujet sous peu.

La brique monomur en terre cuite

Elle est faite à base de terre. La densité dont fait l’objet la terre lorsqu’elle est cuite permet à la brique d’accumuler de la chaleur en journée et de la relâcher la nuit durant l’hiver. Durant l’été la brique fait office de climatiseur naturel en rafraîchissant l’air accumulé en journée. Avec la brique monomur vous n’aurez donc plus besoin d’une isolation supplémentaire dans la maison.

La ouate de cellulose

La ouate de cellulose est obtenue à partir du recyclage des vieux journaux, les chutes d’imprimerie broyées, défibrées et traitées à base du sel de bore antifongique ou au tanin de certaines écorces. Tous ces matériaux écolo et bien d’autres sont disponibles chez des fournisseurs généralistes ou spécialisés.

Concretecorrosion.net : le spécialiste de la corrosion du béton